Par le P. Antoine Vairon
Comme il est touchant pour moi, au moment d’écrire ce dernier édito de ces neuf années de compagnonnage avec vous, de découvrir combien les textes de ce dimanche arrivent en écho de ce que nous avons vécu cette année.
L’invitation, par Jésus, à découvrir qu’il est doux et humble de cœur, nous rappelle bien sûr l’exhortation apostolique ‘Dilexit Te’ du pape Léon, en octobre dernier, qui nous stimule à nous placer dans ce mouvement profond et authentique de la vie de l’Eglise : que l’amour du cœur de Jésus pour nous se déploie ensuite en engagement et en charité pour les plus pauvres et les plus fragiles.
Mais également lors de notre semaine missionnaire avec l’accueil des reliques de Sainte Marguerite-Marie Alacoque, cette présence du cœur de Jésus conduisait chacun à oser accueillir la révélation de l’amour personnel que Jésus veut poser sur chacun de nous.
Et dans ce cœur se trouve le soulagement des fardeaux et le repos dont nos âmes ont si souvent besoin. Tous ces évènements de nos vies qui peuvent être accueillis dans le cœur du Christ : « venez à moi, vous tous qui peinez, et moi, je vous procurerai le repos ».
Dans cet évangile, Jésus bénit aussi le Père pour cette révélation de ses secrets qu’il réalise dans le cœur, non pas des sages et des savants, mais des tout-petits.
A cette louange, j’aimerais joindre ma voix. Emerveillement d’avoir touché du doigt, au long de mes années de ministère à Rueil, l’œuvre de Dieu dans vos vies. Vos chemins de croissance spirituelle. La variété de vos engagements et le foisonnement des activités et des réalisations de notre communauté catholique, la vitalité de nos paroisses et mouvements. J’aimerais pouvoir partager avec chacun de ses découvertes dans la foi, de ses hauts et de ses bas, de ses certitudes et de ses questionnements. Tous vos visages que j’emporte avec moi, avec tout leur poids d’amour, de Foi et d’Espérance.
De mon côté, j’ai œuvré avec la force et l’inspiration que le Seigneur m’a données, jour après jour avec mes frères prêtres et diacres et avec des équipes formidables de dévouement.
Si je vous ai, d’une manière ou d’une autre, heurté, blessé ou choqué au long de ces années de ministère parmi vous, je vous en demande fraternellement et humblement pardon.
L’aventure de l’Evangélisation se poursuit, « par Lui, avec Lui et en Lui ». Soyez bénis !




