Par le Père B. Tournemine
On le dit, et c’est vrai, la fin de l’année scolaire charge, et souvent surcharge, les agendas.
Après l’Ascension, la Pentecôte, la Sainte Trinité en mai, c’est la solennité du Saint Sacrement, celle du Sacré Cœur de Jésus, celle de la nativité de Saint-Jean Baptiste, celle de Saint Pierre et Saint Paul en juin, … sans compter, bien sûr, les ordinations des diacres, des prêtres, les baptêmes, les mariages, les premières communions, les confirmations…
Côté laïc, fête des pères, fête de la musique, pots de fin d’année. Je vous laisse continuer !
A chacun donc de se disposer à fêter, se mettre en file, pour commémorer, célébrer, sanctifier, solenniser. Le christianisme en fait des marches vers l’autre, des rencontres vers le Tout Autre, répondant à un désir d’union, un besoin de connaître collectivement quelques moments exceptionnels. L’effet est de rompre la régularité des jours et de donner au temps une autre signification, lui redonnant force et efficacité pour élargir le rappel historique et en faire un mystère vivant et actuel, en attendant le retour du Seigneur qui, seul, peut combler les cœurs.
La science du Seigneur a distingué les jours de fête (Sir 33, 9). Mais remarque Osée (9, 5) que ferez-vous aux jours de fête ? Là est la question ! Qui invite-t-on ? où ? Quelle tenue ? Quels chants ? Quels rites ? Quels textes ?
Bienheureux sommes-nous, catholiques, de nous reposer sur la Tradition, la doctrine, la liturgie pour, ensemble, goûter les merveilles de Dieu. Fêter devenant la base de notre dynamisme pour apporter au monde la joie d’aimer et d’être aimé. Vive la fête !






