Par le P. Arthur Masini
Chers amis,
Les textes de ce dimanche nous placent devant une réalité profonde et belle : l’hospitalité n’est jamais un simple geste humain — elle est rencontre avec Dieu lui-même.
La femme de Shounem en fait l’expérience la première. Sans calcul, elle aménage une chambre pour le prophète Élie. Ce geste gratuit et discret devient le lieu d’une bénédiction inattendue. Accueillir un envoyé de Dieu, c’est accueillir Dieu. Et Dieu ne se laisse jamais dépasser en générosité.
Saint Paul nous rappelle le fondement de toute hospitalité chrétienne : le baptême. Plongés dans la mort et la résurrection du Christ, nous sommes des hommes et des femmes nouveaux, appelés à porter en nous la vie du Ressuscité et à la communiquer à ceux que nous croisons.
L’Évangile couronne cette vision : accueillir un prophète, un juste, ou simplement offrir un verre d’eau au nom du Christ, c’est entrer dans la logique du Royaume. Rien de ce qui est fait par amour n’est perdu.
En ce dimanche qui ouvre la saison estivale, beaucoup d’entre vous s’apprêtent à partir en vacances — un temps de repos bien mérité. Pour moi, ce départ marque aussi une étape : ma mission parmi vous s’achèvera officiellement à la fin du mois d’août. Cet éditorial est donc, en quelque sorte, mon au revoir anticipé avant la dispersion de l’été.
Pendant trois ans, vous m’avez accueilli. Vous avez préparé, comme la femme de Shounem, une place pour le missionnaire que j’étais. Dans votre hospitalité, j’ai rencontré le Christ. Je repars transformé, enrichi, profondément reconnaissant.
Bon été à chacun de vous. Que ces semaines de vacances soient pour vous un temps de ressourcement et de joie. Et que Dieu vous rende au centuple ce que vous m’avez si généreusement donné.






