Par le P. Marc Matondo
Le dimanche des Rameaux et de la Passion du Christ présente un tableau à double décor : d’un côté, la joie d’un peuple qui célèbre en grande pompe le Messie qui entre dans la ville de Jérusalem : son chemin est tapissé de manteaux et de feuillages coupés dans les champs.
Le peuple crie de joie comme quand on jubile pour une victoire d’une équipe. Il fallait bien la fêter avec le Capitaine Messie. Le capitaine c’est Lui, le « Fils de l’Homme » qui mène l’homme à la victoire du bien sur le mal, de la vie sur la mort, de la justice sur l’injustice, de la lumière sur les ténèbres. Dans sa procession, le Messie-Capitaine est au milieu de la foule en liesse. Ils avancent ensemble.
De l’autre, Il ne juge personne, même s’il sait que cette même foule va réclamer sa crucifixion : « « Crucifie-le ! » « Crucifie-le ! » ». Il ne congédie pas Judas, même s’Il sait qu’il va le livrer pour 30 pièces d’argent. Il ne suspend pas Pierre, même s’Il sait qu’il va le renier. Il ne critique pas ses disciples, même s’Il sait qu’ils vont fuir et se cacher. Tout est dit de l’amour de Dieu qui n’est que pardon. Il prend sur lui les insultes des hommes, l’abandon, l’infidélité, l’incroyance.
Le Christ est venu pour nous sauver. Il nous a créés sans nous, mais pour nous sauver il veut notre accord : « En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut. » (Rm 10, 9-10).







