Par le P. David Antão Martins
Personnellement, j’ai trouvé très belle cette visite du Pape en France du 25 au 28 septembre. C’était comme une parenthèse heureuse au milieu du quotidien parfois bien chargé de la vie, et comme un souffle ou un nouvel élan pour la France et son Eglise. La venue du Pape, les différents lieux qu’il a visités, ce qu’il a dit et fait, les prières, les rencontres que j’ai pu faire, la façon dont tout s’est déroulé, l’ambiance générale, l’enthousiasme des fidèles, la curiosité des autres personnes et l’attitude plutôt respectueuse des médias, tout cela m’a donné de la joie.
Il me semble que les retours sont globalement assez positifs en France, même s’il y a eu quelques critiques. J’ai entendu des personnes dire du bien du Pape, de la paix qu’il semble communiquer, de la beauté et de la pertinence de ses paroles ; j’ai vu des personnes se poser sincèrement des questions de foi et en quête de vérité à cause de tout ce qu’ils ont vu et entendu ; et j’ai l’impression que certains ont même découvert que la foi est bien présente en France, que ce ne sont pas juste quelques rares personnes qui aiment le Christ et qui vont à la messe aujourd’hui en France !
Léon XIV a assuré, au Palais de l’Elysée, que « la France est très souvent au cœur de la prière du pape, qui n’oublie pas ses origines familiales normandes et béarnaises. » Beaucoup de thèmes ont été abordés par lui au cours de ses différentes interventions en France, comme la dignité de toute personne humaine, la vérité, la rencontre de l’autre, la paix, ou encore l’espérance. Il s’est clairement positionné sur plusieurs sujets « sensibles », comme la juste laïcité et la présence de la religion dans l’espace public, la GPA, les manipulations génétiques, l’achat d’organes ou la mort programmée. Au sujet de l’intelligence artificielle, il a parlé de la nécessité de replacer la personne humaine au cœur de toute réflexion. Il a bien sûr aussi dit des choses concernant les catéchumènes et les néophytes. Il a également souligné les racines chrétiennes de la France.
Le Pape a plusieurs fois fait référence aux saints de France : saint Jean-Marie Vianney, la bienheureuse Pauline Jaricot, saint Eugène de Mazenod, sainte Jeanne d’Arc, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, sainte Geneviève, saint Denis, sainte Blandine, saint Pothin, saint Irénée, saint Martin, saint François de Sales, saint Vincent de Paul, le bienheureux Frédéric Ozanam, sainte Jeanne Jugan, et tant d’autres. Je fais exprès de dresser une liste de quelques saints et bienheureux qui ont été cités par le Pape, et je pose une question : les connaissons-nous tous ? Comme l’a dit Léon XIV, nous sommes « héritiers d’une longue et belle histoire sainte en France. » Or la vie des saints est tellement édifiante. Je pense qu’on gagne à mieux les connaître. Et aujourd’hui, après eux, c’est nous qui sommes en train d’écrire la suite de cette histoire sainte.
A la paroisse Sainte-Thérèse, par exemple, ce sera solennité ce week-end : nous célébrerons dans la joie la fête de notre sainte patronne. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus est normalement fêtée le 1er octobre dans la liturgie de l’Eglise ; mais pour que le plus grand nombre puisse y participer, nous célébrerons localement sa fête à toutes les messes du week-end. Il y aura sur place un déjeuner partagé après la messe de ce dimanche à 11h. Comme le Pape, « demandons à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus de nous enseigner sa petite voie de l’amour quotidien, fondement solide de toute paix durable ». Amen.






