Par le P. David Antao Martins
Les trois paroisses de Notre-Dame de la Compassion, Saint-Pierre-Saint-Paul et Sainte-Thérèse ont placé le dimanche de la santé ce WE pour raison pastorale, avec le sacrement des malades pour certains, tandis qu’à Saint Joseph c’était le WE dernier de manière à pouvoir accueillir ce dimanche 15 février la messe des fiancés de Rueil.
Et après ce WE, le carême sera tout proche : il commencera le 18 février avec le mercredi des Cendres.
Le carême est un temps liturgique particulier où le peuple de Dieu se purifie en vue du grand jour de Pâques, fête de la résurrection du Christ. Ce sont 40 jours de pénitence – on ne compte pas les dimanches ! – où chacun essaye de se rapprocher de Dieu et de se détourner de tout ce qui empêche une vraie union du cœur avec lui.
Le mercredi des Cendres, jour de jeûne dans l’Eglise, les fidèles aiment commencer saintement le carême en participant à la messe. Ce jour-là, il y a un rite spécial dans la liturgie, celui de l’imposition des cendres : le prêtre dépose de la cendre sur le front des personnes en signe de la fragilité humaine et pour les appeler à la conversion. Les lectures aussi donnent le ton : nous sommes fortement invités à prier, à jeûner et à faire l’aumône.
Nous allons bientôt avoir un concile provincial sur les catéchumènes et les néophytes en Île-de-France. À ce propos, il est heureux que les lectures que nous entendrons à la messe cette année pendant le carême correspondent à celles de l’année A, c’est-à-dire celles qui sont particulièrement adaptées pour préparer les catéchumènes au baptême. Ces catéchumènes s’apprêtent justement à vivre dans les semaines qui viennent les dernières étapes importantes avant leur baptême à Pâques. Pour rappel, des rencontres locales dans les différentes paroisses vont être organisées dans les semaines à venir pour discerner tous ensemble sur comment mieux accueillir catéchumènes et néophytes dans nos communautés et quoi transformer dans nos habitudes pour le bien de chacun : le fruit de ces consultations servira à nourrir la réflexion des évêques au moment du concile.
Et à travers le parcours diocésain de carême que nous sommes invités à vivre en petites “fraternités” à l’échelle locale, nous pourrons aussi, à l’aide des textes proposés à chaque rencontre – en lien étroit avec la randonnée biblique -, méditer et réfléchir aux sacrements de l’initiation chrétienne. Ce temps du carême va nous permettre cela. Pour la méthode, il n’y a qu’à suivre ce qui est indiqué dans le livret du diocèse qui sera fourni à chaque participant. Les inscriptions pour faire partie d’une petite “fraternité” et cheminer à plusieurs vers Pâques sont en cours dans les différents lieux.
Que l’Esprit Saint vienne sur nos malades, et qu’il nous accompagne tous après au désert du carême, pour nous aider à rejeter le mal et à nous remettre en marche – autant qu’il faut – vers le Père, avec Jésus-Christ qui est la source d’eau vive, la vraie lumière, la résurrection et la vie, lui qui est – avec son Père et le Saint-Esprit – le but de notre pèlerinage terrestre. Que toute gloire soit rendue aux trois personnes divines, maintenant, et pour les siècles des siècles. Amen.






