Par le P. Arthur Masini
La fête du Baptême du Christ marque l’entrée de Jésus dans sa mission. Au bord du Jourdain, il reçoit le baptême de Jean, non parce qu’il en aurait besoin, mais parce qu’il choisit de se tenir pleinement du côté des hommes. En descendant dans l’eau, ll rejoint notre condition pour l’ouvrir à une vie nouvelle. Ce geste révèle d’abord qui est Jésus. Au moment où il sort de l’eau, le ciel s’ouvre : le Père fait entendre sa voix, l’Esprit descend sur Lui, et le Fils est manifesté comme le Bien-Aimé.
Dieu se révèle non comme une force lointaine, mais comme une communion vivante, qui se donne et qui appelle. Mais ce qui se révèle en Jésus n’est pas réservé à lui seul. En entrant dans les eaux du Jourdain, il les prend sur lui et les transforme.
Saint Cyrille de Jérusalem l’exprime ainsi : « Le Christ est baptisé pour sanctifier les eaux, afin que ceux qui seraient baptisés après lui, reçoivent la sanctification. » Dès lors, le baptême devient plus qu’un signe : il devient une naissance nouvelle. Saint Augustin le rappelle avec force : « Le Seigneur a été baptisé non pour être purifié, mais pour purifier l’eau et lui donner la puissance de sanctifier. » Par le baptême, une relation réelle est établie. Une parole est posée sur chaque baptisé : « Tu es mon enfant bien-aimé. » Cette parole fonde une identité et ouvre un chemin.
La fête du Baptême du Christ nous invite ainsi à revenir à la source. Non à un souvenir du passé, mais à une grâce toujours agissante. Car Dieu ne se contente pas de parler à l’homme : il entre dans son histoire, il sanctifie ce qu’il touche, et il ouvre à chacun un chemin de vie.







