Histoire de la Paroisse Sainte-Thérèse

janvier 2026

Avant la Seconde Guerre mondiale, le quartier de la Gare de Rueil-Malmaison n’est qu’un espace semi-rural, éloigné du centre-ville et de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul. Cette distance rend difficile la pratique religieuse des habitants. Après 1945, l’urbanisation rapide du secteur, marquée par la construction de pavillons, d’immeubles et d’équipements scolaires, entraîne une forte croissance de la population. Très tôt, l’idée de créer un lieu de culte de proximité s’impose.

Dès 1947, des paroissiens, soutenus par l’abbé Jutteau, forment un premier comité et tentent de réunir des fonds. Malgré leur engagement, les moyens financiers restent insuffisants et le projet stagne. Il faut attendre le milieu des années 1950 pour que l’initiative se concrétise. En 1955, le chanoine Boltz acquiert discrètement un terrain boulevard des Coteaux, malgré ses contraintes. Grâce à des négociations complémentaires avec des riverains, une parcelle constructible est finalement constituée.

Sous l’impulsion de plusieurs prêtres, notamment les abbés Carpentier et Morin, et avec l’engagement actif des laïcs, le projet prend forme. Les messes sont célébrées provisoirement dans divers lieux du quartier, renforçant le sentiment communautaire. En 1958, la paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul décide de financer seule la construction de la chapelle. Une association loi 1901, Les Amis du Centre Culturel Sainte-Thérèse, est créée pour piloter le projet, collecter les fonds et gérer les travaux.

Les plans sont établis par l’architecte Sainsaulieu. La chapelle adopte une architecture simple et moderne, adaptée aux risques d’inondation. Malgré des retards administratifs et financiers, le permis de construire est obtenu fin 1958. Les travaux débutent en février 1959 et progressent rapidement grâce à l’implication des entreprises locales et à l’aide constante des paroissiens. La chapelle est achevée en octobre 1959, malgré de nombreuses difficultés matérielles et budgétaires.

Le financement repose principalement sur les dons, les souscriptions, les manifestations paroissiales et plusieurs emprunts contractés auprès des Chantiers Diocésains, parfois garantis personnellement par des paroissiens. Cette solidarité permet de mener le projet à terme sans aide directe du diocèse.

La chapelle Sainte-Thérèse est bénie le 3 octobre 1959 par l’évêque de Versailles. Elle devient rapidement un centre actif de vie religieuse. En 1963, elle est érigée en paroisse autonome sous le nom de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, marquant l’aboutissement de plus de quinze années d’efforts collectifs, de persévérance et de foi partagée.

D’après le livre « Sainte-Thérèse Paroisse en Mission » édité en 2009 et consultable au secrétariat de la paroisse.